Le paradoxe : satisfaction vs. mobilité chez les jeunes
Contrairement aux idées reçues sur un désengagement générationnel, les jeunes actifs (Génération 2017) déclarent une satisfaction élevée et un épanouissement professionnel dans leur emploi. Pourtant, 1 jeune sur 5 cherche activement un autre poste, et 36% envisagent une réorientation professionnelle — y compris ceux qui se réalisent déjà dans leur métier.
3 raisons structurelles expliquées par le Céreq
Pourquoi ce paradoxe ? L’étude du Céreq, soutenue par l’INJEP, identifie 3 causes structurelles :
- Un système éducatif rigide : Choix précoces, pression sociale à “se placer”, et manque de flexibilité pour explorer des parcours alternatifs (césures, mobilités, allers-retours formation/emploi).
- L’intériorisation de la flexibilité : Les jeunes, exposés à la précarité (CDD, intérim, temps partiel subi) et aux normes de mobilité, adoptent une vision de la carrière basée sur la multiplicité des expériences plutôt que la loyauté à une entreprise.
- Des conditions de travail dégradées : Exposition accrue aux pénibilités physiques et psychiques, horaires contrôlés, et insécurité socio-économique (25% des <25 ans craignent de perdre leur emploi dans l’année).
Chiffres clés : mobilité, réorientation, précarité (à retenir)
| Indicateur | Donnée |
| Souhait de mobilité | 20% des jeunes cherchent un autre emploi en parallèle de leur poste actuel. |
| Réorientation professionnelle | 36% y pensent, mais seulement 23% engagent des démarches et 4% aboutissent. |
| Type de reconversion | 92% visent un changement de métier, 84% un changement de secteur. |
| Insécurité perçue | 1 jeune sur 4 (<25 ans) craint un licenciement dans l’année. |
| Public concerné | Les jeunes diplômés (bac+5) cherchent davantage du sens au travail. |
Pour aller plus loin : retrouvez l’étude complète : Céreq Bref n°489